Allergie au pollen : le bonheur n’est pas toujours dans le pré !

Le calvaire des yeux qui piquent, des éternuements et de la gorge qui gratte, il y a des pollens et des allergies dans l’air…

Ceci est vrai pour presque 10% de la population, c’est beaucoup ! La rhinite allergique, plus communément appelée rhume des foins, chatouille le nez de bon nombre de personnes de toutes les régions mais pas forcément à la même date ni période de l’année.

Pas dramatique mais très gênante, l’allergie au pollen peut « plomber » le quotidien et gâcher des journées de campagne, des pique-niques ou des cérémonies …. Sortez vos mouchoirs !

La pollinose.

Tel est le nom savant du bon rhume des foins qui, chaque année à la même époque, vient pourrir la vie des Européens. Éternuements en rafale, larmoiement, yeux et nez rouges : au printemps et au début de l’été, ce n’est pas difficile de repérer les allergiques au pollen. Pas assez grave pour se mettre en congé maladie, mais assez pénible pour transformer une journée normale en calvaire…. La qualité est parfois suffisamment altérée pour que les individus ne soient pas très opérationnels à cette période : fatigue, difficultés de concentration, manque d’énergie au travail ….…sont le lot de plus en plus d’allergiques.

« À part pour les asthmatiques, pour qui la pollinose peut même exceptionnellement être mortelle si elle n’est pas soignée, les allergies au pollen ne sont pas ce qu’on peut appeler un drame de santé publique », expliquent les allergologues. « Mais la qualité de vie des patients s’en trouve passablement dégradée. » En effet, 83,5 % des patients se plaignent de fatigue, et 86,7 % de difficultés de concentration.

Il ne faut pas dramatiser la situation des allergiques aux pollens, mais ne pas la faire considérer non plus comme une banalité ; c’est vrai d’une part si on tient compte des signes cliniques quotidiens, car la maladie epuise, peut donner de l’asthme, et gener les activités usuelles, mais, cette maladie touche aussi beaucoup d’actifs jeunes ; cela un impact socio professionnel ; c’est un levier de pression important pour l’avenir de tous ces patients dont l’état peut s’aggraver au fil des ans.

Voir se balader ses collègues le nez tout rouge et un paquet de mouchoirs en papier à la main, ça peut faire sourire, mais c’est cependant une affection chronique à ne pas négliger », préviennent les allergologues. Beaucoup de gens ont recours à l’automédication, ce qui est un tort, d’autant que l’abus de certains de ces médicaments peut entraîner des effets secondaires graves.

De plus, les patients atteints d’une rhinite allergique récurrente devraient systématiquement consulter leur généraliste, pour vérifier que la rhinite ne cache pas un asthme, notamment. Le généraliste est tout à fait compétent pour un premier examen, et il pourra ensuite, s’il le juge nécessaire, aiguiller la personne atteinte malade vers un spécialiste », précisent aussi les allergologues

Se faire désensibiliser c’est de plus en plus simple !

Pour mettre les symptômes au tapis, il existe bien sûr des traitements. Mais dans certains cas, quand le patient est asthmatique ou que la rhinite est particulièrement handicapante, on peut avoir recours à la désensibilisation. Le principe : réduire la sensibilité de l’organisme à l’allergène. « Mais seul un médecin allergologue est à même de prescrire cette immunothérapie qui est un traitement sur mesure », préviennent les spécialistes

Se « faire désensibiliser », comme on dit, consiste à prendre une dose croissante d’allergènes, afin de rééduquer le système immunitaire. Pour cela, différentes méthodes existent : par voie sous-cutanée, par voie sublinguale (dans certains cas uniquement), et bientôt en prenant juste un comprimé ! « Ce nouveau mode d’administration du traitement n’est pas encore disponible en France »

Une simplification qui devrait ravir les patients, victimes de différents pollens suivant la période de l’année (voir encadré ci-dessous). Imaginez : pique-niquer en pleine campagne !

Petit quizz du vrai/faux :

■ L’allergie est uniquement héréditaire… : Faux. Il existe une prédisposition familiale, mais dans 15 % des cas, l’allergie survient sans qu’il y ait d’antécédents familiaux.

■ On peut être allergique à la pollution…Faux. La pollution est cependant un facteur irritant qui aggrave les maladies respiratoires.

■ La rhinite allergique au pollen survient uniquement au printemps… Faux. Certaines rhinites allergiques peuvent survenir en d’autres saisons. Par exemple, l’allergie au pollen de cyprès survient au cours des mois d’hiver dans le sud de la France

■ Une allergie peut en entraîner une autre… Vrai. Un enfant présentant une dermatite, par exemple, pourra souffrir plus tard d’une rhinite allergique ou d’asthme.

Dr Françoise LEPRINCE – Médecin Allergologue – Membre expert en allergologie de l’ARCAA – Association de Recherche Clinique en Allergologie et en Asthmologie

Une réponse à Allergie au pollen : le bonheur n’est pas toujours dans le pré !

  1. johane dit :

    j’en peux plus avec cette allergie

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