Extrait livre noir : Faut-il fermer nos piscines ?

Le contrôle des piscines :

Des normes trop élevés et des contrôles insuffisants

En France, aucune réglementation n’impose un taux uniforme de chloramines dans les piscines. Certaines, très fréquentées et confinées, avec des plafonds bas, possèdent un taux plus élevé que d’autres. Or, la norme admise de 500ug/m3 d’air (0,5mg/m3 d’air) est peu contrôlée et souvent dépassé dans les piscines publiques, d’autant que les vérifications sont effectuées qu’une ou deux fois l’an.

Dans un rapport publié en juin 2011, l’Agence régionale de santé de l’Ile-de-France (ARS) constatait que, de façon récurrente, ces molécules sont décelées à des taux supérieurs aux normes fixées par le code de santé publique ». Elle pointait la nécessité de surveiller les chloramines en raison de leur nocivité, et stipulait que les traitements mis en œuvre à cet effet ne sont pas totalement satisfaisants.

En Europe, les normes maximales autorisées de chlore combiné dans l’eau présentent des variations importantes. Exemple : 0,6mg/litre en France, mais 0,2mg/litre en Allemagne. Même chose pour le chlore actif : de 0,4 à 1,4mg/litre en France pour 0,3mg/litre à 0,7mg/litre en Allemagne. Les valeurs limites d’exposition de trichloramines – responsables de l’odeur caractéristique des piscines, par mélange des chloramines avec les impuretés – sont quant à elles de 0,5 ug/m3 en France, alors que l’Allemagne et la Suisse ont abaissé leur taux à 0,3 ug/m3.

En juin 2012, le professeur Alfred Bernard lançait un pavé dans la mare en déclarant que « si on appliquait en Belgique les normes de chlore et chloramines admises en Allemagne et en Suisse, pratiquement tous les bassins de natation publics de Wallonie devraient fermer ». Or, en France, les taux sont très proches de ceux de la Belgique et surtout de la Wallonie. Faudrait-il donc fermer toutes nos piscines ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *