Extrait livre noir – Pollution Biologique

Pour les Amish, le temps s’est arrêté à l’aube de ce que nous appelons le progrès, alors que, pour la plupart des Occidentaux, le XIXe siècle a sonné l’heure des grands bouleversements – technologiques, scientifiques, industriels-, dont la vague continue aujourd’hui de nous porter, même si nous en critiquons de plus en plus les effets. Aujourd’hui et à l’inverse des siècles passés, 80% des populations occidentales vivent dans les villes, contre 20% à la campagne. L’urbanisation de notre habitat favorise l’apparition d’une pollution intérieure de plus en plus agressive, accentué par des polluants chimiques domestiques, comme la fumée du tabac. Nos lieux de vie ont subi d’importantes modifications, avec des habitations de plus en plus isolés et de moins en moins ventilées, des appartements plus petits et trop chauffés. Autant de facteurs propices au développement des acariens. S’ajoute à cela la présence croissante des animaux dans les foyers. Plus d’un sur deux en France.

Les allergies, des maladies dans l’air du temps ? L’organisation mondiale de la santé (OMS) les classes au quatrième rang des maladies chroniques dans le monde. Anecdotiques il y a encore trente ans, rhinites allergiques, conjonctivites, asthme… touchent aujourd’hui des millions d’individus. Parmi les causes, l’explosion des pollens transportés par le vent. A tel point que le terme de « pollution biologique » ou « pollution verte » est désormais employé à ce sujet. On estime que 10 à 30% des habitants de la planète en souffrent.

 

Ecrit par le Dr Isabelle Bossé

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